Consommation en eau, Assainissement des eaux usées, Réutilisation et Irrigation : Chiffres et explications

EDITO

« L’eau est précieuse, préservons la… et réutilisons la… »

Consommation en eau, Assainissement des eaux usées, Réutilisation et Irrigation : Chiffres et explications



La consommation en eau en France est aujourd’hui estimée à 150litres/jour et par personne.

C’est sur ces bases également que sont étudiés les débits hydrauliques journaliers quand il faut traiter les eaux usées.

D’autres règles de dimensionnement en matière d’assainissement (autonome ou collectif) sont également fixées, pour déterminer le nombre d’équivalent Habitants (EH) dans une habitation.

Ces eaux usées traitées peuvent désormais être réutilisées en irrigation. Avec des traitements complémentaires (dits tertiaires), nous pouvons envisager d’ici quelques années, réutiliser ces eaux usées traitées pour alimenter les habitations (chasse d’eau, machine à laver, arrosage en dispersion…).

Aujourd’hui, la réglementation régule cette réutilisation des eaux usées traitées uniquement acceptée en irrigation, et principalement de façon enterrée.

Quelques chiffres et explications provenant de diverses sources vous permettrons de mieux comprendre où nous en sommes en 2013 sur ce sujet.

Le début de cette deuxième décennie du 21ème siècle nous démontre que, les nappes phréatiques et les précipitations en général sont au plus fort, mais la consommation croissante et les risques périodiques de sécheresse sont bien présents, pour nous rappeler que la ressource en eau est d’une importance capitale, et que l’avenir nous obligera soit à moins consommer, soit à s’améliorer encore sur le sujet de la REUSE (Réutilisation).

Il faut également que la réglementation évolue encore et que les Industriels et fabricants innovent en ce sens.

STOC Environnement a mis en place depuis 3 ans un kit d’irrigation (IRRIGO) s’intégrant directement dans ses systèmes d’assainissement autonome ( d’épuration et filières compactes), et travaille déjà depuis plusieurs années sur des solutions de réutilisation(s) après filtration tertiaire (filtration membranaire, UV…). www.stoc-environnement.fr/assainissement/

CHIFFRES CLES (Source : www.eaufrance.fr) :

En 2006, un français consomme en moyenne 137 litres d’eau par jour. La consommation des foyers français est répartie comme suit :

49 litres pour les bains et les douches

25 litres pour les W.C
25 litres pour le linge

12 litres pour la vaisselle
8 litres pour le ménage

8 litres pour l’arrosage des plantes

9 litres pour la préparation de la nourriture

1 litre pour la boisson

A cette consommation personnelle, s’ajoute l’ensemble des consommations collectives (écoles, hôpitaux, lavage de la voierie, milieu professionnel, restaurant…)

On obtient alors une moyenne de 200 litres par jour et par personne.

Données : Enquête C.I.EAU, 2006 / Source : L’eau du robinet dans notre quotidien, C.I.EAU, 2006

Au niveau mondial, des disparités :

L’empreinte sur l’eau d’un Etat est le volume d’eau nécessaire pour la production des biens et des services consommés par ses habitants :

2 483 m3/personne/an aux États-Unis (696 milliards de m3/an)

2 332 m3/personne/an en Italie

1 875 m3/personne/an en France (110 milliards de m3/an) 

1682 m3/personne/an en Suisse (12 milliards de m3/an)

1 103 m3/personne/an en Pologne (43 milliards de m3/an)

675 m3/personne/an en Ethiopie (43 milliards de m3/an)

La moyenne mondiale est de 1 243 m3/personne/an (7 452 milliards de m3/an)

Données : Water Footprint Network, 1997-2001 / Source : Water footprints of nations : Water use by people as a function of their consumption pattern, Water Resour Manage, 2007


Consommation en eau
En 2009, la consommation moyenne annuelle par habitant est de 54,7 m3 soit 150 litres par jour.

Cela correspond a un budget annuel de 198 € TTC par habitant soit un peu plus de 0,5 € TTC par jour.
Données : SISPEA – DDT(M), 2009 /

Source : Zoom sur la gestion patrimoniale des services publics d’eau et d’assainissement collectif, Onema, 2012

 

L’ASSAINISSEMENT

Source : agreste.agriculture.gouv.fr

Données 2008 par région et France entière (y compris DOM)

Prix moyen du m3 d’eau pour l’assainissement selon l’organisation et la gestion du service d’assainissement

Communes selon l’organisation et la gestion du service d’assainissement

Logements des communes, logements raccordés au réseau de collecte des eaux usées, dont raccordés à une station d’épuration, logements non raccordés au réseau de collecte, dont logements en cours de raccordement

 


LA RÉUTILISATION DES EAUX USÉES

source : www.developpement-durable.gouv.fr

Eaux usées : une ressource en eau complémentaire

Après leur passage en station d’épuration, au lieu d’être rejetées dans les eaux superficielles des cours d’eau, plans d’eau ou littorales, les eaux usées peuvent faire l’objet d’une épuration supplémentaire et être ré-utilisées notamment pour des usages agricoles.

Cette réutilisation permet d’une part de mobiliser une ressource en eau supplémentaire et d’autre part de protéger les eaux réceptrices accueillant les eaux usées traitées.

Des règles précises d’utilisation

La réglementation prévoit ainsi la possibilité d’irriguer les cultures ou d’arroser les espaces verts. Elle distingue les garanties à apporter sur cette activité en fonction des risques (type de culture, environnement proche et qualité des eaux traitées).

Cette réutilisation doit être compatible avec les impératifs de protection de la santé publique et de l’environnement : le risque sanitaire lié à la réutilisation dépend à la fois des concentrations des contaminants et du degré d’exposition des populations.

Les populations exposées sont principalement les travailleurs agricoles, les consommateurs et les populations vivant à proximité des zones d’irrigation.

L’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a été sollicitée à plusieurs reprises sur ce dossier encore peu connu en France.

Il est prévu une phase transitoire, avant sa généralisation, pour le mode de dissémination par aspersion, celui dont la zone d’influence est la plus importante à priori, le temps de la quantification par l’ANSES des risques vis à vis de cette technique d’irrigation.

A l’issue de cette étude, dont le rendu est attendu fin 2011, l’arrêté interministériel sera révisé.
Même si les normes retenues par l’arrêté du 2 août 2010 paraissent très supérieures à celles préconisées par l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) pour les pays en voies de développement, elles sont du même ordre de grandeur que celles des pays qui ont choisi la même protection sanitaire des populations que la France, comme la Californie (USA), l’Australie, l’Espagne ou l’Italie.

La réutilisation des eaux usées a un coût élevé qui est bien souvent supérieur à celui de la simple captation des eaux là où elles sont abondantes.

Dans ces conditions, ce sont principalement les zones en très fort stress hydrique, là où la demande est forte, qui pourront développer cette technique dans un premier temps dans l’attente de l’acquisition d’une expérience française plus large qui permettra mécaniquement une baisse des coûts de traitement.


REGLEMENTATION(s)

Loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques (1).

Arrêté du 2 août 2010 relatif à l’utilisation d’eaux issues du traitement d’épuration des eaux résiduaires urbaines pour l’irrigation de cultures ou d’espaces verts

Arrêté du 7 mars 2012 modifiant l’arrêté du 7 septembre 2009 fixant les prescriptions techniques applicables aux installations d’assainissement non collectif recevant une charge brute de pollution organique inférieure ou égale à 1,2 kg/j de DBO5

LISTE DES SIGLES ET ACRONYMES

Source : www.anses.fr

ADEME : Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie

Afssa : Agence française de sécurité sanitaire des aliments

AHTN : 6-acetyl-1,1,2,4,4,7-hexamethyltetralin

ARN : Acide ribonucléique

BASR : Bactérie anaérobie sulfito-réductrice

CES : Comité d’experts spécialisés

CMR : Cancérogène, mutagène, reprotoxique

CNRS : Centre national de la recherche scientifique

CSHPF : Conseil supérieur d’hygiène publique de France

DALY :Disability adjusted life years

Ddaf : Direction départementale de l’agriculture et des forêts

Ddass : Direction départementale des affaires sanitaires et sociales

Drass : Direction régionale des affaires sanitaires et sociales

DBO : Demande biochimique en oxygène

DCO : Demande chimique en oxygène

DEHP : Di (2-éthylhexyl)phtalate

DOM TOM : Départements et territoires d’outre-mer

DGS : Direction générale de la santé

Eh : Equivalent-habitant

ETM : Eléments traces métalliques

EUT : Eaux usées traitées

FAO : Food and agriculture organization

FNDAE : Fond national pour le développement des adductions d’eau

HAP : Hydrocarbures aromatiques polycycliques

HHCB : 1,3,4,6,7,8-Hexahydro-4,6,6,7,8,8-hexamethylcyclopenta(g)-2-benzopyran

INERIS : Institut national de l’environnement industriel et des risques

ISO : International standards organization

LOQ : Limite de quantification

MES : Matières en suspension

NP : Nonylphénol

NTU : Nephelometric turbidity unit

NFU : Nephelometric formazin unit

OCDE : Organisation pour la coopération et le développement économique

OMS : Organisation mondiale de la santé

PCB : Polychlorobiphényles

PCR : Polymerase chain reaction

PDU : PCR detectable unit

RSDE : Réduction des rejets de substances dangereuses dans les eaux

SLMV : Syndrome de larva migrans viscérale

STEP : Station d’épuration

TIAC : Toxi-infection alimentaire collective

UFC : Unité formant colonie

UFP : Unité formant plage

UG : Unité génome

U.V. : Ultraviolets

VHA : Virus de l’hépatite A

VHE : Virus de l’hépatite E

Service Communication STOC Environnement